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Thèse
Statebuilding in the Central African Republic : the preeminence of the Economic Community of Central African States in the ‘transition' process between 2012-2016
Auteur
Éditeur Sciences Po [diffusion/distribution]
Année 2019
Exemplaires
Notices liées
Notice détaillée
Auteur
Titre
Statebuilding in the Central African Republic : the preeminence of the Economic Community of Central African States in the ‘transition' process between 2012-2016
Éditeur
Description
1 vol. (414 p.) : cartes ; 30 cm
Est un fac-similé
Statebuilding in the Central African Republic the preeminence of the Economic Community of Central African States in the ‘transition' process between 2012-2016 2019
Notes
Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale de Sciences Po (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Centre de recherches internationales de Sciences Po (Paris) (Laboratoire)
Autre(s) contribution(s) : Christian Lequesne (Président du jury) ; Bertrand Badie, Delphine Allès, Frédéric Charillon, Folashadé Ayodélé Soulé-Kohndou (Membre(s) du jury) ; Delphine Allès, Frédéric Charillon (Rapporteur(s))
Bibliogr. p. 377-405
Note de thèse
Reproduction de Thèse de doctorat : Science politique. Relations internationales : Paris, Institut d'études politiques : 2019
N° national de thèse
FR 2019IEPP0003
Collaborateurs
Variantes de titres
Construction étatique en République centrafricaine la suprématie de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale dans le processus de ‘transition’ de 2012 à 2016 fre
Sujets
Classification Dewey
327.6
Contenu
Contient un résumé en français (p. 406-414)
Résumé
Depuis son accession à l’indépendance en 1960, la République Centrafricaine (RCA) oscille entre périodes troubles et moments de stabilité relative, notamment sous les régimes militaires de Jean-Bedel Bokassa et d’André Kolingba. L’instabilité politique quasi-chronique de ce pays depuis la fin des années 1980 a entrainé des réponses internationales successives, sous forme de missions de paix débutées en 1997 et visant, in fine, à la reconstruction/construction étatique comme solution à la crise du politique centrafricaine. L’éclatement, en fin 2012, d’un conflit armé mené par la rébellion de la Seleka souligne cependant la faiblesse de cette entreprise internationale, qui fait fi des dynamiques politiques et sociales internes des sociétés concernées. Cette reprise violente des hostilités en RCA remet également au goût du jour la question de la rigidité du concept d’État et de sa pertinence universelle, limites des politiques internationales de « statebuiding ». La multitude d’acteurs, locaux et internationaux, qui opèrent sur le terrain centrafricain témoigne de la complexité de ce conflit et rend difficile la possibilité d’une solution durable. Le rôle premier de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) dans le « statebuilding » en RCA entre 2012 et 2016 est l’incarnation d’une lutte d’influence que cet acteur régional - en l’occurrence ses États membres - a remporté. La « victoire » de la CEEAC a été acquise au détriment d’une solution objective et viable à la question centrafricaine, « au profit » d’États tels que le Tchad et la France, et d’individus tels que Idriss Deby et Denis Sassou N’guesso. Ce succès de la « diplomatie de machination » est illustratif des logiques et lutte de pouvoir et de la convergence des régimes politiques dans la sous-région, ainsi que de la relation très paradoxale que la France entretient avec ses anciennes colonies.
Since its independence in 1960, the Central African Republic (CAR) has oscillated between turmoil and moments of relative stability, notably under the military regimes of Jean-Bedel Bokassa and André Kolingba. The country’s quasi chronic political instability since the end of the 1980s, has led to successive international responses in the form of peace missions starting in 1997 and ultimately aimed at statebuilding as a solution to the CAR’s crisis of the political. The outbreak of an armed conflict at the end of 2012 led by the Seleka rebellion, however, underlines the weakness of this international enterprise, which ignores the internal political and social dynamics of ‘recipient’ societies. This violent resumption of hostilities in the CAR also brings to the fore the question of the rigidity of the concept of the state and its universal relevance, as limits of international statebuilding policies. The multitude of local and international actors operating in the CAR is indicative of the complexity of this conflict and renders the possibility of a lasting solution difficult. The primary role of the Economic Community of Central African States (ECCAS) in the statebuilding in CAR between 2012 and 2016 is a manifestation of the struggle for influence that this regional actor - in this case its member states - won. The ‘victory’ of ECCAS was gained at the expense of an objective and viable solution to the Central African question, ‘for the benefit’ of states such as Chad and France, and individuals such as Idriss Deby and Denis Sassou Nguesso. The success of this ‘diplomacy of conspiracy’ is illustrative of power dynamics and power struggle and the convergence of political regimes in the subregion, as well as the very paradoxical relationship that France has with its former colonies.
Origine de la notice
Abes (SUDOC)

Voir aussi

 

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