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Thèse
La production des statistiques internationales : le cas de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC)
Auteur
Éditeur Sciences Po [diffusion/distribution]
Année 2018
Exemplaires
Notices liées
Notice détaillée
Auteur
Titre
La production des statistiques internationales : le cas de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC)
Éditeur
Description
1 vol. (505 p.) : ill., cartes ; 30 cm
Est un fac-similé
La production des statistiques internationales le cas de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) 2018
Notes
Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale de Sciences Po (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Centre de recherches internationales de Sciences Po (Paris) (Laboratoire)
Autre(s) contribution(s) : Howard Saul Becker (Président du jury) ; Guillaume Devin, Roser Cussó, Franck Petiteville, Anna. Alvazzi Del Frate (Membre(s) du jury) ; Roser Cussó, Franck Petiteville (Rapporteur(s))
Bibliogr. 455-484
Note de thèse
Reproduction de Thèse de doctorat : Science politique : Paris, Institut d'études politiques : 2018
N° national de thèse
FR 2018IEPP0030
Collaborateurs
Variantes de titres
The production of international statistics the case of the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) eng
Sujets
Classification Dewey
327
Résumé
Comment les organisations internationales produisent-elles leurs statistiques ? Cette thèse dévoile ces activités singulières à partir du cas de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC). La démonstration suit une double approche sociologique (des relations internationales et des quantifications) en s’appuyant sur des entretiens menés au siège (à Vienne, en Autriche), la littérature méthodologique (interne et publiée) et les documents onusiens (normatifs et analytiques). Quantifier à l’échelle internationale consiste en un processus complexe organisé en étapes successives : accord d’un mandat, définition d’une méthode, collecte puis traitement et validation des données et, enfin, publication d’un rapport mondial. L’entreprise s’avère collective, impliquant le secrétariat de l’UNODC, les États-membres et des experts. En revanche, la tâche est inégalement répartie, les fonctionnaires internationaux réalisent ou coordonnent l’essentiel ; tout comme les interactions entre les acteurs sont asymétriques, l’UNODC dépend de ses États-membres à plusieurs égards et sans véritable pouvoir de les contraindre. Enjeux bureaucratiques, politiques, financiers, voire autocensure affectent alors le travail statistique routinier. De plus, les sources nationales officielles mais administratives – aux biais pourtant documentés et délicats à surmonter – restent majoritairement utilisées car légitimes. Le recours aux images satellites et aux enquêtes sur le terrain fait figure d’exception. Élaborées dans de telles conditions, les statistiques onusiennes de la drogue et du crime fournissent davantage un inventaire international consensuel que le diagnostic mondial prétendu.
How do international organizations produce their statistics? This thesis unveils these singular activities from the case of the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC). The demon-stration follows a double sociological approach (of international relations and of quantification) based on interviews conducted at headquarters (in Vienna, Austria), methodological literature (internal and published) and UN documents (normative and analytical). Quantifying internationally is a complex process organized in successive steps: agreeing a mandate, defining a method, collecting and then processing and validating the data, and finally publishing a world report. The enterprise is collective, involving the UNODC secretariat, member states and experts. However, the task is unequally distributed, the international civil servants realizes or coordinates a large part of the work; just as the interactions between actors are asymmetrical, UNODC depends on its member states in many respects and has no real power to constrain them. Bureaucratic, political, financial and even self-censorship issues affect routine statistical work. In addition, official but administrative national sources – with their documented and delicate biases to overcome – remain mostly used because of their legitimacy. The use of satellite imagery and field surveys is an exception. Developed under such conditions, UN drug and crime statistics provide a more consensual international inventory than the so-called global diagnosis.
Origine de la notice
Abes (SUDOC)
 

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