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Thèse
La justice corrective : éléments pour une théorie de la peine
Auteur
Éditeur [éditeur inconnu]
Année 2015
Exemplaires
Notices liées
Notice détaillée
Auteur
Titre
La justice corrective : éléments pour une théorie de la peine
Éditeur
Description
1 vol. (539 p.) ; 30 cm
Est un fac-similé
La justice corrective éléments pour une théorie de la peine 2015
Notes
Ecole(s) Doctorale(s) : Institut d'études politiques (Paris). École doctorale
Partenaire(s) de recherche : Centre de recherches internationales de Sciences Po (Paris) (Laboratoire)
Autre(s) contribution(s) : Pierrette Poncela (Président du jury) ; Jean-Marie Donegani, Arnauld Leclerc, Annabelle Lever, Jill Frank (Membre(s) du jury) ; Arnauld Leclerc, Annabelle Lever (Rapporteur(s))
Bibliogr. p. 510-539
Note de thèse
Reproduction de Thèse de doctorat : Science politique : Paris, Institut d'études politiques : 2015
N° national de thèse
FR 2015IEPP0023
Collaborateurs
Variantes de titres
Corrective justice elements for a theory of punishment eng
Sujets
Classification Dewey
345
Résumé
Cette thèse propose une théorie de la peine formulée dans les termes d’une conception de la justice corrective. L’idée de justice corrective et la théorie qu’on en propose trouvent leurs sources dans la pensée éthico-politique d’Aristote. On a choisi de restreindre l’espace d’application de la conception corrective aux systèmes juridiques contemporains des États-Unis et de la France. Le principe de justice corrective, tel qu’on l’interprète ici, pose que les peines peuvent être justes si elles tentent de rétablir une égalité de droits fondamentaux entre la victime et l’auteur d’une infraction conçue comme violation de ces mêmes droits. La conception corrective marque une rupture importante par rapport aux principales conceptions alternatives – rétributiviste et distributiviste – de la punition, en ceci qu’aucune de ces deux approches ne repose essentiellement sur la primauté normative de la relation entre victime et infracteur et que l’égalité des droits fondamentaux n’y est envisagée, dans l’ordre de la justice, comme une raison nécessaire et suffisante pour punir. Est juste, d’abord, la sanction pénale orientée vers l’égalisation des droits fondamentaux et la rectification des injustices commises par des personnes contre d’autres personnes. Du point de vue de la justice corrective, c’est dans la relation qui lie la victime à son infracteur que se déploie la justice des peines. Du point de vue de la conception corrective, la justice pénale ne peut se réaliser qu’en tenant compte du caractère central de la bilatéralité de la justification des peines. Que l’intervention punitive contribue à faire souffrir le coupable - comme dans les conceptions rétributives - ou qu’elle produise des effets socialement bénéfiques - comme dans les conceptions distributives -, ce sont là des considérations complémentaires qui ne relèvent pas nécessairement de la justice des peines.
This dissertation provides a theory of punishment that is formulated by means of a conception of corrective justice. The concept of corrective justice and its corresponding conception draw on the ethical and moral theory of Aristotle. The corrective conception is meant to apply to the contemporary legal systems of France and the United States. As interpreted here, the principle of corrective justice argues that punishment is justified when and insofar as it tends to rectify a specific, inter-personal inequality resulting from a violation of the basic rights of the victim by the offender. Corrective justice thus pertains to the domain of interpersonal injustices. Aristotle was the first one to formulate the concept of corrective justice in Book V of the Nicomachean Ethics. It was also Aristotle who, for the first time, made a connection between the norms of corrective justice and the practice of punishment. The corrective conception takes its distance from the two main alternative conceptions of punishment, which are based on the idea of distributive and retributive justice. Neither of these two latter conceptions views the relationship between the individual victim and the individual offender as normatively prior; nor do they see basic rights as necessary and sufficient grounds for punishing. Seen from a corrective standpoint, penal justice is strictly located at the level of the relationship that connects the offender to his or her victim. Unlike its main contenders, corrective justice is deeply anchored in a bilateral justificatory structure. The suffering of the offender advocated by retributive conceptions or the existence of socially beneficial effects defended by distributive theories can arguably be interpreted or explained as side-effects of legal punishment, but they cannot offer a normative basis for punishing.
Origine de la notice
Abes (SUDOC)
 

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