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Thèse
India and its Navy in the XXIst Century
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Notice détaillée
Auteur
Titre
India and its Navy in the XXIst Century
Éditeur
Description
1 vol. (354 p.) ; 28 cm + résumé en français (non paginé)
Est un fac-similé
India and its Navy in the XXIst Century 2014
Notes
Ecole(s) Doctorale(s) : Institut d'études politiques (Paris). École doctorale
Partenaire(s) de recherche : Centre d'études et de recherches internationales (Paris) (Laboratoire)
Autre(s) contribution(s) : Jean-Luc Racine (Président du jury) ; Christophe Jaffrelot, Harsh V. Pant, Varun Sahni (Membre(s) du jury) ; Jean-Luc Racine, Harsh V. Pant (Rapporteur(s))
Bibliogr. p. 311-354
Note de thèse
Reproduction de Thèse de doctorat : Science politique : Paris, Institut d'études politiques : 2014
N° national de thèse
FR 2014IEPP0056
Collaborateurs
Variantes de titres
L'Inde et sa Marine au XXIe siècle fre
Sujets
Classification Dewey
327.54
Résumé
La réorientation stratégique des États-Unis vers l’espace indo-pacifique a été accompagnée par un regain d’intérêt pour ce qui est des questions maritimes. A la différence des théâtres principaux de la Guerre Froide, la géographie stratégique et économique de la région est fortement marquée par ses larges océans, ses détroits congestionnes, et ses eaux contestées. En conséquent, les profils nivaux des deux grandes puissances émergentes asiatiques, l’Inde et la Chine, ont attire une quantité non négligeable de travaux académiques. Cependant, alors que diverses études se sont focalises sur le rôle de la marine chinoise en tant que composante d’une stratégie militaire plus globale, jusqu’a récemment la majorité des explorations détaillées de la puissance navale indienne se sont penches sur la marine indienne elle-même, plutôt que sur la question de comment la quête de la puissance maritime s’articulait au sein d’une “grande stratégie” (grand strategy) plus compréhensive. Se basant sur plusieurs années de travail de terrain en Inde, en Chine, au Sri Lanka, ainsi qu’aux États-Unis, et plus d’une centaine d’entretiens avec des officiers de la marine indienne, ainsi qu’avec des responsables gouvernementaux ou militaires indiens, chinois, pakistanais, ou américains ; cette thèse vise a donner lieu a une meilleure compréhension-a la fois plus nuancée et aboutie-des tenants et des aboutissants de la modernisation navale indienne. Pour être plus précis, cette thèse tente de fournir une réponse a un paradoxe particulièrement troublant: la non juxtaposition, ou le « désalignement » (misalignment) constant entre la stratégie militaire indienne et la géographie maritime du pays. En effet, la position enviable de la péninsule indienne au centre de l’océan indien devrait, a priori, suggérer une prédisposition naturelle pour l’exercice de la puissance maritime. Depuis l’Independence, cependant, la marine indienne, d’une manière consistante, a été la moins bien financée des branches militaires indiennes, et a fréquemment lutté pour remplir un éventail exigeant de missions avec seulement des ressources très limitées. Il est certes vrai que, depuis deux décennies a peu près, le trajectoire de la marine indienne a pris un virage que l’on pourrait qualifier de positif, a la fois en terme de financement, et en terme d’acquisitions. Cela étant dit, la branche dite « Cendrillon » (Cinderella Service) continue de capter la portion la plus infime du budget de défense indien, qui persiste a nettement favoriser une armée indienne particulièrement lourde en effectifs humains. En 2013, par exemple, la marine indienne a seulement reçu 16 % du budget de défense, alors que l’armée a perçu a peu près 58 %, et l’armée de l’air 26%. Depuis plus d’une demie-décennie, des officiers de marine ont affirme a de multiples reprises, au cours de conversations avec cet auteur, que la part de budget de la marine s’élèverait éventuellement a 25 % du budget global, seulement pour voir leurs espoirs brises. La question fondamentale, donc, a laquelle cette thèse s’évertue a répondre est la suivante : cette tendance persistera t’elle, ou peut-on s’attendre a ce qu’une combinaison de facteurs provoque une refonte graduelle de la stratégie militaire indienne, ainsi que du schéma d’acquisitions et financement de son outil militaire ?
The United States’ strategic reorientation towards the Indo-Pacific has been accompanied by a heightened interest in matters maritime. In contrast to the primary theaters of the Cold War, the region’s strategic and economic geography is strongly defined by its wide oceans, narrow chokepoints, and meandering waterways. As a result, the naval profiles of Asia’s two great rising powers, India and China, have attracted a hitherto unprecedented level of scholarly attention. However, while various studies have focused on the role of China’s navy within its wider military strategy, until recently most detailed explorations of India’s growing naval power primarily focused on the Indian navy itself-rather than on how the quest for seapower fit into New Delhi’s emerging grand strategy. Building on several years of research in India, China, Sri Lanka, and the United States, and over one hundred interviews of Indian naval officers and government officials, both serving and retired, this dissertation aims to provide a deeper understanding of the context and ramifications of India’s naval rise. In particular, it seeks to explain a troubling paradox: the continued misalignment of New Delhi’s military strategy with its maritime geography. Indeed, the country’s enviable position at the heart of the Indian Ocean, along with its peninsular formation and extensive coastlines, would seem to suggest a natural predisposition towards the exercise of naval power. In reality, however, India’s navy since independence has consistently been the most poorly funded of its military services, and has frequently struggled to make do with limited resources. While the navy’s fortunes have taken a positive turn over the past two decades, both in terms of funding and procurement, the so-called Cinderella service still only captures the smallest portion of the overall defense budget, which remains heavily skewed toward the nation’s manpower-intensive Army. In 2013, for example, the Indian Navy only captured 16% of the defense budget, whereas the Army captured approximately 58%, and the Air Force 26%. Over the past five years, Indian naval officers have repeatedly assured this author that the Navy’s share would eventually rise to 25% of the overall defense budget, only to be sorely disappointed. The core question this dissertation endeavors to address is whether this trend will persist, or whether various factors will combine in order to provoke a gradual rebalancing of the nation’s military strategy and force structure.
Origine de la notice
Abes (SUDOC)
 

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