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Thèse
La démocratie des chimères : gouvernement des risques et des critiques de la biologie synthétique, en France et aux États-Unis
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Notice détaillée
Auteur
Titre
La démocratie des chimères : gouvernement des risques et des critiques de la biologie synthétique, en France et aux États-Unis
Éditeur
Description
1 vol. (484 p.) : ill. ; 30 cm
Est un fac-similé
La démocratie des chimères gouvernement des risques et des critiques de la biologie synthétique, en France et aux États-Unis 2014
Notes
Ecole(s) Doctorale(s) : Institut d'études politiques (Paris). École doctorale
Partenaire(s) de recherche : Centre de sociologie des organisations (Paris) (Laboratoire)
Autre(s) contribution(s) : Bruno Latour (Président du jury) ; Olivier Borraz, Nicolas Dodier, Claire Marris, Bernadette Bensaude-Vincent, Dominique Pestre (Membre(s) du jury) ; Nicolas Dodier, Claire Marris (Rapporteur(s))
Bibliogr. p. 451-484
Note de thèse
Reproduction de Thèse de doctorat : Sociologie : Paris, Institut d'études politiques : 2014
N° national de thèse
FR 2014IEPP0055
Collaborateurs
Variantes de titres
Chimera democracy governing risks and critics of synthetic biology, in France and in the United States eng
Sujets
Classification Dewey
306.46
Résumé
La biologie synthétique est une biotechnologie émergente qui vise à produire des organismes qui n’existent pas dans la nature pour des finalités industrielles. Bien avant que ses applications ne soient développées, ce projet attise de vifs intérêts, mais aussi de précoces critiques. Cette technoscience a attiré très précocement l’attention des pouvoirs publics en France et aux Etats-Unis, cherchant à la gouverner « en amont » de ses applications – et à répondre aux contestations précoces qui s’y opposent. Cette temporalité de gouvernement est l’objet d’étude de la thèse, enquête menée avec les outils de la sociologie des sciences et des risques. Nous suivons la construction sociale des risques et des problèmes de la biologie synthétique, les dispositifs mis en place et les nombreux.ses acteur.rice.s qu’ils mobilisent : bio-ingénieur.e.s, chercheur.se.s en sciences sociales, agents du FBI, biologistes amateurs, contestataires. En France, le premier problème de la biologie synthétique est sa capacité à être contestée, comme le furent les organismes génétiquement modifiés avant elle. Ses promoteur.rice.s politiques et scientifiques cherchent à la développer et à satisfaire la société civile par des dispositifs participatifs qui n’ont toutefois aucune prise sur ce développement. Aux Etats-Unis, les critiques sont marginalisées, et il est surtout craint que la biologie synthétique soit employée par des terroristes, ce que le pouvoir cherche à prévenir tout en préservant la technoscience et ses marchandises de toute régulation. Ainsi, par delà la variété de ces dispositifs, la thèse rend compte de deux formes de gouvernement « en amont », qui ont pour point commun de ne jamais mettre en cause la biologie synthétique, mais de gouverner les problèmes qui pourraient la freiner : un gouvernement sciences-société en France, un gouvernement sécurité-marché aux Etats-Unis.
Synthetic biology is an emerging biotechnology which aims to produce micro-organisms as they do not exist in nature for industrial ends. As it is not yet industrially developed, this technoscience is mostly known for its economical promises but also for being precociously contested by social and environmental movements. Synthetic biology has also attracted public authorities’ attention in France and in the United States, which aim to govern and regulate it in an “upstream” manner (before its applications are developed). This political temporality is the object of study of our thesis, and we have analyzed it in the perspective of sociology of science and sociology of risk. We follow the social construction of the risks and problems of synthetic biology, the apparatus which are dedicated to govern such risks and the numerous actors they rally: bioengineers, social scientists, FBI agents, amateur biologists, activists... We argue that in France, synthetic biology’s main problem is its ability to be socially contested as genetically modified organisms were before it. Its political and scientific supporters thus aim to develop synthetic biology and to satisfy civil society with participatory devices, which have yet no way to intervene in the technological development. In the United States, critics are marginalized, and synthetic biology’s main problem is its ability to be used by terrorists. Public authorities try to prevent such terrorism, while preserving technoscience and its commodities outside the scope of regulation. Thus, beyond the variety of regulation apparatus, the thesis aims to present two ways of governing synthetic biology “upstream”, which have in common the specificity to never focus on synthetic biology, but to govern the problems which might slow its development. We propose to understand these two ways as a sciences-society regime of government in France, and a security-market regime of government in the United States.
Origine de la notice
Abes (SUDOC)
 

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