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Thèse
Les remplaçants : migration juive de l'ex-Union soviétique en Allemagne, 1990-2010
Auteur
Éditeur [s.n.]
Année 2013
Exemplaires
Notices liées
Notice détaillée
Auteur
Titre
Les remplaçants : migration juive de l'ex-Union soviétique en Allemagne, 1990-2010
Éditeur
Description
1 vol. (536 p.) : ill., carte ; 30 cm
Notes
Sources et bibliogr. p. 492-532
Note de thèse
Thèse de doctorat : Science politique : Paris, Institut d'études politiques : 2013
N° national de thèse
FR 2013IEPP0018
Collaborateurs
Variantes de titres
The substitutes : Jewish migration from ex-USSR to Germany, 1990-2010 eng
Sujets
Classification Dewey
325
Résumé
Cette thèse étudie la politique migratoire vis-à-vis d’un groupe ethnicisé accueilli en raison de son identité putative, tout comme analyse la relation à une identité assignée de ces migrants. Dans une première partie, la recherche porte sur la construction par l’Allemagne entre 1990 et 2010 d’une politique d’accueil destinée à des personnes identifiées comme juives par leurs papiers d’identité et résidant sur le territoire de l’ex-Union soviétique, dans le but de renforcer démographiquement la Communauté juive allemande : dans ce cadre, en vingt ans, plus de 200 000 personnes catégorisées comme « réfugiés du contingent » puis comme « migrants juifs » ont immigré en Allemagne. Nous y montrons qu’il est attendu de ces migrants qu’ils remplacent symboliquement les Juifs d’Allemagne émigrés avant 1933 ou exterminés sous le IIIe Reich. Mais, en raison de l’inadéquation entre les Juifs espérés et les migrants juifs postsoviétiques, déjudaisés et rencontrant des problèmes d’intégration professionnelle en Allemagne, l’accueil de ces migrants va progressivement se restreindre. À travers la mise en doute de l’authenticité de leurs papiers d’identité, la véracité de leur identité juive va être questionnée. Dans une seconde partie, s’appuyant sur des entretiens biographiques, ce travail analyse la mise en récit de l’identification comme Juif de ces migrants, avant l’immigration, pendant le processus migratoire et après l’immigration, interrogeant le passage d’une identification comme Juif stigmatisante à une identification valorisante puisque clef d’entrée pour l’immigration en Allemagne.
This dissertation examines immigration policy as applied to a group defined by ethnicity and admitted on the basis of this putative identity; it concomitantly offers an analysis of the migrants' relationship to an assigned identity. The first section concerns the period 1990 to 2010, when, seeking to strengthen its Jewish Community demographically, Germany elaborated a state policy to host applicants living in countries of the former Soviet Union whose identity documents categorized them as Jewish. In twenty years, more than 200,000 people, classified initially as "quota refugees" and thereafter as "Jewish migrants," immigrated to Germany. As we demonstrate, it was expected that these migrants would symbolically replace the German Jews who had emigrated before 1933 and those exterminated by the Third Reich. However, because of the discrepancy between the Jews as anticipated and the Jewish FSU migrants - de-Judaized and faced with problems in professional integration in Germany - their admission would be increasingly restricted. Casting doubt on the authenticity of their identity papers undermined the veracity of their Jewish identity. In a second part, based on biographical interviews, this work discusses the formulation of the narrative of the migrants' identification as Jewish before, during, and after immigration, interrogating the change from Jewish identity as stigmatizing to Jewish identity as validating insofar as it was the key to immigration in Germany.
Origine de la notice
Abes (SUDOC)
 

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