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Thèse
Le Musée du Palais (Gugong) : mémoire collective et patrimoine partagé au sein du monde chinois
Auteur
Éditeur [s.n.]
Année 2012
Exemplaires
Notices liées
Notice détaillée
Auteur
Titre
Le Musée du Palais (Gugong) : mémoire collective et patrimoine partagé au sein du monde chinois
Éditeur
Description
1 vol. (513 p.) : ill., carte ; 30 cm
Notes
Bibliogr. p. 457-483. Liste des caractères chinois
Note de thèse
Thèse de doctorat : Science politique : Paris, Institut d'études politiques : 2012
N° national de thèse
FR 2012IEPP0040
Collaborateurs
Variantes de titres
The Palace Museum (Gugong) : collective memory and shared heritage within the Chinese world eng
Sujets
Classification Dewey
320.54
Résumé
Au carrefour de l’histoire politique et de l’histoire culturelle, cette thèse vise à analyser le rôle symbolique et l’instrumentalisation politique d’une institution culturelle, le Musée du Palais, renfermant les collections amassées par 51 empereurs chinois durant environs neuf siècles. Au lendemain de la révolution de 1911, la fondation du Musée du Palais dans la Cité interdite a symbolisé la rupture avec l’ordre impérial mais aussi la réappropriation, par le régime républicain, d’un héritage culturel élevé au statut de bien national. Lieu de formation d’une mémoire collective, le Musée du Palais est un puissant instrument de légitimation du pouvoir. Or, du fait de la guerre civile chinoise inachevée, les collections de ce Musée ont été partagées depuis 1949 en deux institutions physiquement distinctes, l’une renfermant à Taipei la majorité des pièces emportées à Taïwan par le KMT, l’autre les pièces restées à Pékin aux mains du PCC. À Taïwan même, après avoir été instrumentalisé par Chiang Kai-shek pour légitimer la prétention de la République de Chine à représenter l’ensemble de la nation chinoise, le Musée du Palais de Taipei est devenu un objet de contestation politique avec l’affirmation progressive d’une identité taïwanaise distincte de l’identité chinoise. À cet égard, si le PCC revendique sa propriété sur les pièces déménagées à Taïwan en 1949, il ne peut cautionner le rejet de cet héritage par le DPP précaunisant l’indépendance de jure de Taïwan : le partage de la collection reste donc pour l’heure un puissant garant de l’unité chinoise.
At the crossroads of political and cultural history, the Palace Museum contains the collections amassed by fifty-one Chinese emperors but currently shared out in two physically distinct entities, one in Beijing, the other in Taipei. On the morrow of the 1911 revolution, the establishment of this institution in the Forbidden City symbolised a rupture with the imperial order. In addition, the foundation of the Palace Museum also marked the reappropriation by the republican regime of a cultural heritage raised to the status of a national treasure. The setting for the formation of a collective memory, a museum is a powerful instrument for the legitimization of power. The unfinished Chinsese civil war meant that the collections of the Palace Museum got shared out as from 1949 between two physically separate establishments. The Taipei premises took most of the items removed to Taiwan by the Nationalists, the Beijing site retained those remaining in the hands of the Communists. In Taiwan, after Chiang Kai-shek made use of the Museum to legitimise the Republic of China’s claim to represent the whole of the Chinese nation, the Museum became the object of political dispute, between the KMT and the DPP, with the gradual emergence of the affirmation of a Taiwanese identity distinct from that of the Chinese. In regard to which, the Communist regime continues to assert its ownership of the items removed to Taipei in 1949. But it cannot endorse the rejection of that heritage by the Taiwanese independence movement. For the moment, the sharing of the collection is a powerful guarantor of Chinese unity.
Origine de la notice
Abes (SUDOC)

Voir aussi

 

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