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Thèse
La France face aux Etats-Unis pendant la crise irakienne : "ressources démocratiques" d'une puissance moyenne dans sa contestation de l'hégémon
Auteur
Éditeur [s.n.]
Année 2012
Exemplaires
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Notice détaillée
Auteur
Titre
La France face aux Etats-Unis pendant la crise irakienne : "ressources démocratiques" d'une puissance moyenne dans sa contestation de l'hégémon
Éditeur
Description
1 vol. (527 f.) ; ill. ; 30 cm
Notes
Bibliogr. f. 398-463
Note de thèse
Thèse de doctorat : Science politique. Relations internationales : Paris, Institut d'études politiques : 2012
N° national de thèse
FR 2012IEPP0010
Collaborateurs
Variantes de titres
France facing the United States during the Iraq crisis : "democratic resources" of a middle power challenging the hegemon eng
Sujets
Classification Dewey
327.44
Résumé
À partir de l’étude de la crise irakienne, cette thèse montre dans quelle mesure une puissance moyenne comme la France peut s’autonomiser de l’hégémon dans le monde post-bipolaire. Ce dernier, caractérisé par un maintien de la pertinence du concept de pôle dans les perceptions d’acteurs étatiques comme non-étatiques, peut, selon nous, être qualifié d’ « antipolaire ». Les États-Unis sont devenus, posons-nous, davantage le centre vers lequel tendent les contestations qu’un leader auquel le monde accepte de se soumettre. Dans l’affaire irakienne, il s’avère que les décideurs français, n’ayant pas les moyens d’empêcher le projet états-unien, et empreints du « référentiel de l’hyperpuissance », que nous définissons comme une grille de lecture marquée par la perception d’une domination indépassable de l’hégémon, optent d’abord pour la coopération ou « loyauté ». Puis, en présence d’une opinion publique globale constituée et mobilisée, ils s’appuient sur elle, ainsi que sur le multilatéralisme dans une stratégie de « prise de parole » qui s’impose à eux. Ce faisant, ils mobilisent ce que nous qualifions de « ressources démocratiques », qu’elles soient « mondiales » (opinion) ou « internationales » (Nations unies). Malgré un coût très limité et des gains difficilement fongibles mais non moins observables, les décideurs français choisissent, très rapidement après l’entrée en guerre, un retour à la « loyauté » envers Washington, révélant que la contestation ne saurait être qu’une exception.
Using the Iraq crisis as a case study, this thesis shows to what extent a middle power such as France is able to be autonomous from the hegemon in the post-bipolar world. According to us, the latter, marked by the enduring relevance of the “pole” concept in perceptions of state as well as non-state actors, can be qualified as “antipolar”. We consider that the United States have become rather the centre of contestations than a worldwide acknowledged leader. In the Iraq affair, as French decision-makers lack the means to prevent the US project, and are marked by the “hyperpower referential” (defined by us as a perception of the hegemon’s unsurpassable domination), they initially choose cooperation, or “loyalty”. Afterwards, as they are in presence of a mobilised global public opinion, they decide to rely on it as well as on multilateralism in a “voice” strategy which appears to be imperative to them. In doing so, they mobilise what we call either “global” (opinion) or “international” (United Nations) “democratic resources”. Despite some very limited costs and non-fungible but still observable benefits, French decision-makers decide very soon after the breaking of the war to go back to loyalty toward Washington, contestation remaining an exception.
Origine de la notice
Abes (SUDOC)
 

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