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Thèse
Négocier l'atrocité : la torture comme question multilatérale, 1945-2009 : une étude comparative (Nations Unies, Conseil de l'Europe, Organisation des Etats américains)
Auteur
Éditeur [s.n.]
Année 2011
Exemplaires
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Notice détaillée
Auteur
Titre
Négocier l'atrocité : la torture comme question multilatérale, 1945-2009 : une étude comparative (Nations Unies, Conseil de l'Europe, Organisation des Etats américains)
Éditeur
Description
2 vol. (1070 p.) : ill., cartes ; 30 cm
Notes
Bibliogr. vol.2, p. 582-782
Note de thèse
Thèse de doctorat : Science politique. Relations internationales : Paris, Institut d'études politiques : 2011
N° national de thèse
FR 2011IEPP0018
Collaborateurs
Variantes de titres
Negotiating atrocity : torture as a multilateral issue, 1945-2009 : a comparative study (United Nations, Council of Europe, Organization of American States) eng
Sujets
Classification Dewey
327
Contenu
Vol. 2, Annexes
Résumé
Cette thèse de sociologie historique et politique montre pourquoi et comment la question de la torture a été abordée (ou pas) et traitée, entre 1945 et 2009, à l’ONU, au Conseil de l'Europe et à l’OEA. Cinq traits intriguants de cette question sont d’abord relevés. Puis une histoire comparée est presentée : pré-histoires (remontant au 19e siècle) et débuts (1945-1950) ; période 1951-1972, comprenant des développements limités mais parfois précurseurs ; année-pivot de 1973 et ses prolongements (1973-1989) ; années 1990-1998, avec un relatif consensus sur le rejet de la torture ; et période de crise (1999-2009), marquée par des contestations étatiques radicales et leurs limites. Enfin, la thèse expose ce que le multilatéralisme fait à la question de la torture, et réciproquement. Le jeu multilatéral individuel et collectif sur ce thème est eclairé, par ses acteurs, institutions et systèmes. En outre, ce qui est dit multilatéralement sur la torture comme objet, problème et fait social est examiné (fond, forme et frontières politiques). L’étude permet la conclusion suivante : après que des ensembles puissants d’Etats ont ouvert des opportunités, parfois involontaires, de mobilisation et de montée en généralité sur la torture au cours des années 1940-1960, des configurations d’acteurs variés – insiders dotés d’une importante capacité d’action, engagés ou spécialisés contre la torture – ont utilisé, à partir des années 1970, les dispositifs existants pour générer des développements spécifiques contre la torture, tandis que les organismes multilatéraux se sont graduellement autonomisés, puis qu’un champ relatif à la torture et un complexe contre la torture se sont établis.
The dissertation, grounded in historical and political sociology, shows why and how the issue of torture was brought up (or not) and addressed between 1945 and 2009, at the UN, the Council of Europe and the OAS. Five intriguing features of the issue are first noted. A comparative history of the issue is then presented: pre-histories (going back to the 19th century) and beginnings (1945-1950); the 1951-1972 period, including developments that were limited but sometimes forerunning; the pivotal year of 1973 and its prolongations (1973-1989); the years 1990-1998, with a relative consensus on the rejection of torture; and a period of crisis (1999-2009), marked by radical state contestations and their limits. Finally, the dissertation shows what multilateralism does to the issue of torture, and vice versa. It sheds light on the individual and collective multilateral game on that topic, through its actors, institutions and systems. Moreover, what is said multilaterally about torture as an object, a problem and a social fact is looked into (political substance, form and borders). The study gives grounds for the following conclusion: after powerful sets of states opened up (sometimes involuntary) opportunities for mobilization and increased generality on torture, during the 1940s-1960s, figurations made up of a variety of actors – insiders endowed with significant capacity to act and a commitment or a specialization against torture – used, from the 1970s on, existing arrangements to generate specific developments against torture, as multilateral bodies gradually became more autonomous, and as a field relating to torture and a complex against torture then became established.
Origine de la notice
Abes (SUDOC)
 

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