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Article de revue
Vers une autre science économique (et donc un autre monde) ?
Auteur
Document principal Revue du MAUSS semestrielle <P 8° 5125>
Titre de la parution Revue du MAUSS semestrielle / Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales
Exemplaires
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Notice détaillée
Titre
Vers une autre science économique (et donc un autre monde) ?
Document principal
Revue du MAUSS semestrielle

Description
(2007-07/12) n°30, p.5-193 : tabl.
Notes
Numéro spécial. - Bibliogr.
Collaborateurs
Sujets
Contenu
Caillé, Un quasi-manifeste institutionnaliste, suivi de "Vers une économie politique institutionnaliste ?"
Chavance, Bernard. L'économie institutionnelle entre orthodoxie et hétérodoxie
Combemale, Pascal. L'hétérodoxie encore : continuer le combat, mais lequel ?
Postel, Nicolas. Hétérodoxie et institution
Jorion, Paul. Prix, vérité et socialité
Fourquet, François (1940-....). Lettre à un jeune doctorant. Sur la causalité en économie
Sapir, Jacques (1954-....). Libre-échange, croissance et développement : quelques mythes de l'économie vulgaire
Fistetti, Francesco (1949-....). Justice sociale, justice globale et obligation de donner
Résumé
Il est vain d’imaginer l’éventualité d’un autre monde, d’un monde qui refuserait de se soumettre intégralement aux normes de la spéculation financière, si l’on ne commence pas à envisager la possibilité d’une autre science économique que la science économique dominante. Or le paradoxe, c’est que cette autre science économique n’est pas seulement possible, mais qu’elle existe déjà pleinement. Ce qui lui manque c'est la conscience de cette existence. La science économique standard reste ultra dominante dans toutes les organisations internationales, dans l'enseignement supérieur et la recherche, alors qu’elle est à peu près intégralement réfutée et que d’une certaine manière plus personne n’y croit plus vraiment. Deux explications à ce paradoxe : la science économique standard repose sur une série d’axiomes qui présentent la particularité d’être à la fois totalement réfutables, et d’ailleurs réfutés, et en même temps parfaitement irréfutables parce qu’intrinsèquement tautologiques. Ce qui fait sa force, c'est sa plasticité même, sa capacité à traduire toute question en un langage formel, mathématisable et donc apparemment rigoureux. C'est ce qui fait la puissance du capitalisme. D'où l'alliance étroite entre la sciences économique standard et le néo-libéralisme. Cette affinité élective a culminé avec le Consensus de Washington.
Origine de la notice
FNSP (SUDOC)
 

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